Bande son d’ici là #6

mercredi 19 décembre 2012

« L’immobilité de celui qui écrit met le monde en mouvement.

C’est dans la mesure même où l’on est arrêté dans une immobilité voyeuse que les choses sont mobiles. La pensée aussi n’existe que par rapport à un arrêt qui est un blanc. Joël Bousquet a écrit : ce paralytique a fait un trou dans l’espace. Écrire, c’est faire ce trou dans l’espace. Tout part de l’immobilité, de ce travail corporel. Le funambule a le même problème, il tente de réunir le mouvement et l’arrêt, de trouver le juste équilibre entre eux. La table de l’écrivain est mentale, c’est une façon de savoir s’arrêter, de commencer en sachant qu’il n’y a aucune origine. Écrire est un métier d’ignorance.

le silence est une forme »

La poésie entière est préposition, Claude Royet-Journoud, éditions Éric Pesty.

Bande son d’ici là #6 :

Voxfazer : L’immobilité, Gilles Amalvi : Paysage-lecture, Pierre Ménard : Ponctuations, Alain Robinet : Chants trois, mixage de David Christoffel, Macrosillons : elle ne connaît que le soubassement d’une terreur liquide et noire, d’après une lecture de Claude Royet-Journoud, Sandra Moussempès (textes (extrait de "Photogénie des ombres peintes" (Ed.Flammarion)), voix) / Joffrey Ferry (musique), Perrine en morceaux : I am Lazy, Dennis Jones : Sometimes, David Christoffel : Petite étude verbocentrique (avec la complicité involontaire d’Alain Robbe-Grillet), Pierre Ménard : Le silence est une forme (avec la voix de Claude Royet-Journoud), Nicolas Carras : D’ici et là.

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