Laure Morali

Laure Morali, née en 1972, connaît une enfance presqu’insulaire dans les Côtes d’Armor. Le souffle de son écriture est intiment relié à la musique de la mer, au rythme des marées, aux lignes épurées des îles et des bancs de sable, à l’appel constant du large. Elle fait des études de lettres, à Rennes et à Montréal, publie ses premiers textes en 1996 et réalise son premier film documentaire, Les Filles de Shimun, en 1997. À l’âge de trente ans, elle s’installe en Amérique, ce lointain miroir de l’Armorique derrière l’horizon qui l’a happée. À Montréal, elle fait un enfant, continue d’écrire, anime des ateliers dans les écoles du Québec et des communautés autochtones. Traversée de l’Amérique dans les yeux d’un papillon (Mémoire d’encrier, 2010), La terre cet animal (Mémoire d’encrier, 2003/ La part commune, 2004), La route des vents (La part commune 2002), La mer à la porte (La part commune 2001), qu’ils soient romans, récits ou poésie, prolongent un lent corps à corps avec les éléments. Avec l’anthologie Aimititau ! Parlons-nous !, dirigée aux éditions Mémoire d’encrier (2008), elle jette des passerelles entre auteurs amérindiens et québécois. Son séjour de trois mois dans la forêt subarctique avec un chasseur nomade de la nation innue, en 1998, et son expérience de résidence au sémaphore du Creac’h, sur l’île d’Ouessant, en 2010, n’ont pas fini de nourrir son écriture.

Voir en ligne : Le blog de Laure Morali

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